Écoles CIMPA 2026, appel à projets

L’organisation d’écoles de recherche dans les pays en développement est l’activité historique du CIMPA. Elle vise à favoriser la recherche en mathématiques dans les zones défavorisées dans lesquelles il y a une volonté forte de développer les mathématiques et où un projet de recherche est viable. Chaque école CIMPA propose une introduction à un sujet de recherche actif en mathématiques (au sens large) et s’adresse en tout premier lieu aux étudiant·es et enseignant·es-chercheur·es issu·es de pays en développement auxquel·les l’essentiel du financement accordé par le CIMPA est consacré. Les écoles doivent être perçues par les organisatrices et organisateurs comme un outil de développement et de promotion de la recherche dans une zone sur le long terme.

Appel 2026

L’appel à projets pour les écoles CIMPA 2026 est ouvert, les projets sont à soumettre en ligne avant le 12 octobre 2024. Le formulaire sera bientôt disponible ici (il faut créer un compte pour y accéder). Pour préparer votre candidature, nous vous conseillons de regarder la version pdf du formulaire pour voir les informations nécessaires et consulter les détails pour votre projet et budget.

La phase finale de sélection des projets aura lieu début février 2025.

Lors du montage de votre dossier, il est fortement conseillé d’entrer en contact avec un·e des responsables scientifiques de la zone géographique concernée. Outre des idées, des contacts, le ou la responsable vous permettra de vérifier que vous vous conformez aux critères ci-dessous.

En général, le soutien financier du CIMPA représente jusqu’à la moitié du coût total de l’évènement pour un montant maximal de 20 000€. Au moins la moitié du financement du CIMPA est alloué spécifiquement au soutien des participant·es des pays en développement hors pays d’accueil.

Les critères d’éligibilité ci-dessous sont les critères nécessaires pour que votre projet soit recevable. Les critères d’évaluation déterminent son acceptation. Le soutien financier est établi en fonction du profil de chaque école, en prenant comme base la situation économique du pays d’accueil et en le modulant en fonction des autres critères d’évaluation.

 

CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ

Les critères d’éligibilité ci-dessous sont les critères nécessaires pour que votre projet soit recevable (des précisions sont apportées lorsque vous remplissez le formulaire en ligne ; d’autres documents utiles sont disponibles ci-dessous).

Coordinateur/trices

Le projet d’École CIMPA doit être porté conjointement par deux coordinateurs ou coordinatrices, l’un·e “local·e” l’autre “extérieur·e” :

·       La personne locale doit être en poste universitaire ou de recherche dans le pays où se tient l’école et avoir établi un contact solide avec l’institution prévue pour accueillir l’école ;

·       La personne extérieure doit occuper un poste académique ou de recherche dans une institution située dans l'un des pays partenaires du CIMPA au 1er janvier 2026 (actuellement : France, Allemagne, Norvège, Espagne et Suisse). Exceptionnellement, et dans l'intérêt du programme CIMPA, une école peut être coordonnée par une personne n'appartenant pas à ces pays. Si cela est envisagé, veuillez contacter director@cimpa.info.

Localisation de l’école

L’école proposée doit se tenir dans un environnement académique (université, centre de conférences ou équivalent) situé dans un pays en développement selon la classification de l'IMU. Il est possible de proposer un pays hors de cette liste après accord d'un responsable scientifique du CIMPA.

Sujet

Le sujet de l’École CIMPA doit être en lien avec des activités de recherche déjà présentes localement et faire partie d’un domaine de recherche actif en mathématiques, que ce soit en mathématiques pures et appliquées ou dans un domaine connexe tel que l’informatique ou la physique théorique.

Niveau

L’école CIMPA, destinée en priorité aux jeunes mathématicien·nes de la région, doit rester à un niveau raisonnable, adapté à la situation locale et offrir un panel d’activités allant de niveau master spécialisé à post-doc. En aucun cas, l’école ne doit s’apparenter à une conférence ou un workshop.

Durée de l’école et des interventions

L’école CIMPA dure généralement deux semaines avec une dizaine de jours d’activités de recherche. Une école avec moins de 9 jours d'activités ne sera pas acceptée. Une journée ne doit pas contenir en règle générale plus de 6 heures d’activités scientifiques et une pause d’un moins une journée doit être prévue tous les 5 ou 6 jours. Chaque intervenant·e assurera au moins 6 heures d’activités scientifiques.

Parité

L’école doit présenter un niveau d’implication de chaque genre (femmes et hommes) de 30% au moins dans le comité d’organisation ainsi que parmi les enseignant·es. Si ce critère ne peut être exceptionnellement rempli, il est impératif d’en justifier les raisons dans votre dossier.

Budget

Le budget prévisionnel de l’école, en termes de recettes et de dépenses, doit être solidement construit et clairement détaillé. L’implication financière des institutions locales est un gage certain de la solidité et du succès du projet. Le soutien financier du CIMPA ne représente en général pas plus de la moitié du budget total de l’école et ne peut excéder 20 000 euros. Les coordinateurs/trices doivent donc, dès le montage du projet, étudier et solliciter différentes sources possibles de financement locales et internationales pour compléter leur budget (voir ce document pour quelques pistes).

Au moins 1/2 du soutien financier du CIMPA doit être destiné à la prise en charge des frais de voyage et/ou de séjour des participant·es de pays en développement hors du pays d’accueil. Si d’autres sources existent pour cela, il sera possible de ventiler le budget différemment (après discussion avec le responsable scientifique).

Le financement du CIMPA ne pourra pas être utilisé pour couvrir les frais de transport d’intervenant·es en poste dans des pays développés. Les organisateurs et organisatrices sont donc encouragé·es à demander à ces intervenant·es dès le montage du projet s’ils ou elles sont en mesure de prendre en charge leurs frais de voyages sur leurs ressources universitaires, soutenant ainsi encore un peu plus les activités du CIMPA. L’expérience prouve que les enseignant.e.s donnent, en général, une réponse favorable. Si ce n’est pas le cas, les organisateurs devront faire appel à des sources de financement autres que le CIMPA.

Enfin, il est formellement interdit de demander des frais d’inscription ou de rémunérer les intervenant·es quelle que soit la source de financement.

 

CRITÈRES D’ÉVALUATION

Les critères d’évaluation déterminent l’acceptation du projet et affine le soutien financier.

Localisation de l’école

Le pays, la ville, voire l’établissement dans lequel se tiendra l’école sert de base pour évaluer la pertinence géographique de l’école ainsi que le financement moyen de la part du CIMPA.  En prenant comme référence de départ la classification de l’IMU, il s’élève à 10 000€ pour un pays de priorité 5, 12 000€ pour un pays de priorité 4, 14 000€ pour un pays de priorité 3 et 17 000€ pour un pays de catégorie 1 ou 2, dans la limite de 20 000€. Pour les pays de priorité 6, il s'élève à 10 000€ qui seront entièrement alloués aux participant·es basé·es dans des pays en développement de priorité 1 à 5. Cette base peut être revue à la baisse ou à la hausse en fonction de la localisation exacte, du nombre total de participant·es soutenu·es et des autres critères d’évaluation ci-dessous.  

Qualités scientifiques et pédagogiques du projet

Outre la cohérence globale du projet et l’intérêt propre de chaque activité, on tiendra compte des modalités d’intervention. Un programme scientifique maximisant la participation active des étudiant·es sera privilégié. Nous souhaitons en effet tirer le meilleur parti pédagogique d’une présence physique des intervenant·es. Si des cours de niveau introductif et avancé peuvent bien sûr être proposés pendant l’école, il est alors souhaité qu’ils soient complétés par plusieurs séances d’exercices ou de travaux pratiques.

Outre les activités pédagogiques, on appréciera qu’une activité complémentaire soit organisée pendant le séjour. Celle-ci peut prendre plusieurs formes : une table-ronde sur les questions de parité en mathématiques, sur les questions d'éthique de publications, etc. Elle peut aussi être destinée à d'autres publics, par exemple élèves ou enseignant·es du secondaire afin de leur faire découvrir le monde de la recherche.

 N'hésitez pas à discuter avec votre responsable scientifique lors du montage du dossier afin de glaner des idées et des conseils.

Construction du projet sur le long terme

L'école doit s’inscrire dans une réflexion à long terme sur les actions dans le pays ou la région. À titre d'exemple, l'école peut être combinée avec des « cours CIMPA » ou une « école en partenariat » en amont, ou venir en complément d'une formation de master locale.

Elle peut aussi tirer avantage des technologies digitales pour préparer l’école par des cours interactifs en ligne (voir les formats de « cours CIMPA en ligne ») ou proposer un mentorat pour les meilleur·es étudiant·es après l’école.

L’implication des coordinateur/trices ainsi que des intervenant·es en complément du temps propre de l’école sera ainsi un facteur de l’évaluation du projet.

Implication locale

Lorsque cela s'y prête, les coordinateurs/trices encouragerons l'implication d'enseignant·es originaires de la région.